Le principe
L'unité extérieure prélève la chaleur contenue dans l'air, même froid. Un fluide frigorigène, comprimé, monte en température et la transmet à l'eau du circuit de chauffage. Selon le modèle, la pompe à chaleur peut aussi produire l'eau chaude sanitaire.
Son efficacité s'exprime par le COP : un COP de 3 signifie qu'elle restitue 3 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé. Ce rendement varie avec la température extérieure.
Radiateurs existants ou plancher chauffant ?
Une pompe à chaleur est plus efficace quand l'eau du circuit circule à basse température. C'est le cas idéal du plancher chauffant et des radiateurs basse température.
En rénovation, vos radiateurs actuels peuvent souvent être conservés, à condition qu'ils soient assez dimensionnés pour chauffer à plus basse température. C'est l'un des points qu'on vérifie avant de vous proposer un modèle.
Bien dimensionner, le point clé
Une pompe à chaleur mal dimensionnée consomme plus et s'use plus vite. On tient compte de :
- Les déperditions de chaleur du logement (surface, isolation, menuiseries).
- Les températures les plus froides du secteur en hiver.
- Le type d'émetteurs (radiateurs, plancher chauffant) et leur température de fonctionnement.
- Vos besoins en eau chaude sanitaire si la pompe à chaleur doit aussi la produire.
Questions fréquentes
Souvent oui. Il faut vérifier qu'ils peuvent chauffer suffisamment le logement avec une eau moins chaude qu'avec une chaudière. Dans le cas contraire, on remplace les radiateurs trop petits.
Oui, elle capte encore des calories dans un air très froid, mais son rendement diminue quand la température baisse. C'est pour ça que le dimensionnement tient compte des températures les plus basses du secteur.
Oui, pour les pompes à chaleur de 4 à 70 kW : un entretien par un professionnel qualifié une année civile sur deux, avec remise d'une attestation (décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020).